Composé d’hommes et de femmes, de prêtres et de laïcs, le vicariat de l’accompagnement propose un suivi humain, professionnel et spirituel aux acteurs pastoraux qui en font la demande, ou à la demande de l’évêque soucieux du bien-être des personnes. Regard sur les missions d’une équipe à l’écoute de l’autre et de ses besoins.
Une trentaine de personnes s’impliquent au sein de cette équipe vicariale. Parmi elles, on compte de nombreux bénévoles, mais aussi 5 personnes permanentes, toutes des femmes au profil différent (assistante sociale, psychologue). Le caractère exclusivement féminin des permanents n’étonne guère Dominique Olivier, responsable du vicariat et déléguée épiscopale : “Les métiers du domaine psycho-social sont très souvent occupés par des femmes. L’important, ce sont les compétences professionnelles des personnes qui rejoignent l’équipe ainsi que leur volonté de servir l’Eglise et leur ouverture pour accompagner les acteurs pastoraux.”

La naissance d’un vicariat
Si une équipe pour la santé et une pour les évaluations des acteurs pastoraux existaient déjà, c’est en juin 2020 que Mgr Delville et le vicaire général Eric de Beukelaer ont pensé créer un vicariat de l’accompagnement.
Dominique Olivier a alors été contactée pour en devenir la responsable. Une fois l’équipe vicariale constituée, un document et une charte déterminant les valeurs fondamentales ont été rédigés. Le vicariat est indépendant du vicariat général et a ainsi le droit d’interpeller l’évêque ainsi que le chanoine Eric de Beukelaer sur des questions concernant l’accompagnement des acteurs pastoraux.
Des services pour accompagner
Le vicariat propose plusieurs services afin de “veiller au bien-être de l’autre dans tous ses aspects.” Car il faut “être attentif à la santé physique et psychique de chacun”, comme l’explique Nathalie Houbiers, une assistante sociale qui a intégré l’équipe il y a désormais un peu plus d’un an. C’est ainsi qu’un service s’occupe de recevoir, gérer et relayer les demandes et les plaintes. Un autre est dédié à l’auto-évaluation des acteurs pastoraux, qui, tous les trois ans, sont invités à évaluer leur travail. Plusieurs membres du vicariat se consacrent également à l’accueil des prêtres, diacres, religieux, laïcs venus d’autres diocèses. Il s’agit aussi d’offrir une écoute et un accompagnement spécifique – de plus ou moins longue durée – aux personnes fragilisées ou qui traversent certaines difficultés dans leur mission.
Des enjeux et défis pour demain
Le demandes reçues par le vicariat sont nombreuses. En cinq ans, pas moins de 263 demandes individuelles et 51 collectives ont été traitées. Dominique Olivier affirme qu’“il faut le feu de la foi pour porter ce vicariat. Il faut témoigner de l’Evangile, de l’amour et du pardon dans un contexte où chacun est dans une démarche de foi intime et est donc impliqué affectivement.” Pour Dominique Olivier, la prévention est essentielle, ce que soulève également Nathalie Houbiers lorsqu’elle évoque l’accompagnement des jeunes prêtres: “Si l’on s’occupe souvent de prêtres âgés, les jeunes prêtres ont aussi besoin de soutien. La prévention est importante que ce soit au niveau de la santé physique ou mentale. Il faut que les jeunes prêtres soient entourés, qu’ils aient des amis, des activités, …” Si chacun “doit faire le choix de l’engagement avec discernement” pour éviter les écueils de la société contemporaine, il faut “se sentir bien avec soi-même pour être bien avec les autres” et il est essentiel de “consolider la solidarité et la fraternité pour le bonheur de chacun”.
Sandra OTTE