Journée de rencontre, de partage et de méditation pour le diocèse de Liège ce mardi 3 mars 2026. Prêtres, diacres, religieux, religieuses et acteurs pastoraux venus de l’ensemble du diocèse se sont retrouvés à Banneux pour vivre ensemble une récollection où l’amour et le cœur étaient au centre des discussions. 

 

Ils ont eu le plaisir d’écouter le père Josy Birsens SJ. Prêtre religieux jésuite et délégué pour l’apostolat spirituel de la Province d'Europe Occidentale Francophone, il a proposé une lecture des exhortations apostoliques Dilexi te et Dilexit nos.
 

L’amour au cœur des réflexions

Le père Josy Birsens a montré ce que ces deux textes ont à nous dire “en ce début chahuté du 21e siècle”. En repartant des mots des papes François et Léon XIV, il souligne en quoi l’amour est fondamental et l’est peut-être d’autant plus dans un monde technologique et rationnel qui tend à dévaloriser tout ce qui relève du cœur. “Or l’amour et la poésie sont nécessaires pour sauver l’Homme.” “La société mondiale est en train de perdre son cœur”, affirmait le pape François. Et pourtant, le défunt pontife expliquait aussi que “si l’amour règne, la personne réalise son identité de manière pleine et lumineuse, car tout être humain a été créé pour l’amour”.

“L’amour est le lieu de la sincérité” dira le père Birsens, lui qui a commencé son intervention en rappelant que “l’amour envers les pauvres fait partie de notre credo”.

 

Après un temps de méditation personnelle en différents lieux du sanctuaire, les participants ont pu partager une célébration de la réconciliation. Un moment pour se recueillir dans le silence, demander pardon, rencontrer Dieu.

 

 

             

 

En marche vers Pâques…

Le père Josy Birsens a repris la parole l’après-midi et a notamment abordé les démarches à adopter pour la suite de ce Carême, “pour se préparer au mystère de Pâques et mieux accueillir cette vie nouvelle”. Il soulève d’abord une question: Pendant le Carême, faut-il réaliser de nouvelles tâches ou se fixer des objectifs nouveaux? Ne peut-on pas accomplir ce qu’on a à accomplir, mais en ayant le souci de le faire véritablement bien? 

Il poursuit en affirmant que le Carême est le moment d’accorder une place importante à la prière. Une prière qui laisse un espace au silence, à l’écoute. Une prière où l’on met du cœur. Une relecture de la journée par examen de conscience et dire merci, pardon et s’il-te-plaît ont également tout leur sens. Le père Birsens pose aussi son regard sur les nouveaux baptisés: “Leur accueil et leur accompagnement ne doivent-ils pas être une priorité?”

Il propose ensuite d’autres pistes de réflexion: ne pouvons-nous pas accorder du temps pour nos collègues, pas uniquement pour “parler boulot”, mais aussi et surtout pour les découvrir humainement? Il invite par ailleurs prêtres et célébrants à “veiller à toucher les cœurs, à éveiller et partager les émotions” à travers leurs homélies.

C’est par l’amour envers les pauvres “qui fait partie intégrante du message chrétien, qui nourrit notre foi et notre espérance” que le père Josy Birsens conclut son intervention: “Avons-nous vraiment pris conscience de la mesure de ce message?”

 

Une Eucharistie a suivi un temps de partage et a permis de terminer la journée en prière et en communion avec le Seigneur. Une célébration lors de laquelle le père Josy Birsens a encouragé l’assemblée à s’interroger sur les valeurs que chacun suit réellement et à se souvenir que Jésus invite chacun à adopter une posture vraie et sincère.

 

Sandra OTTE