Elle s’élève au numéro 41 de la rue Joseph Wauters à Waremme et a marqué le paysage historique et paroissial de la région. La chapelle Mère Marie-Thérèse, témoin du riche passé waremmien, est un joyaux à protéger. Ses gestionnaires lancent un appel pour permettre la rénovation de son toit.
(c) Ghislaine Heymans
Ouverte à tous, la chapelle Mère Marie-Thérèse accueille de nombreuses célébrations. Donnée en bail emphytéotique au Centre scolaire Libre de Waremme, elle ne dépend d’aucune fabrique d’église et n’est pas financée par la commune. Ce sont donc les dons, le soutien et l’engagement des bénévoles, des paroissiens et du doyenné de Hesbaye qui permettent à la chapelle de rayonner encore aujourd’hui. Sans cette aide essentielle, les rénovations de l’édifice seraient impossibles à mener, le bâtiment serait condamné et, de ce fait, l’unité pastorale Jésus Bon Pasteur devrait déplorer la perte d’un écrin historique et spirituel cher à de nombreux paroissiens.
Un édifice de plus de 150 ans
Construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, probablement entre 1868 et 1875, la chapelle Mère Marie-Thérèse serait l’un des plus anciens repères cultuels toujours conservés à l’heure actuelle à Waremme, puisque l’église Saint-Pierre n’a été fondée qu’entre 1879 et 1881.
Composée de murs de brique, de pilastres en tuffeau et de frises d’arceaux venant souligner la corniche, elle donne un exemple de la qualité architecturale de l’ensemble scolaire dont elle fait partie. La chapelle est en effet située au cœur de l’ancien Institut des Filles de la Croix fondé en 1866.
Elle est par ailleurs un des témoins manifestes de la présence des Filles de la Croix à Waremme. La congrégation, dont le nom de la fondatrice a été donné à la chapelle, a joué un rôle fondamental quant à l’éducation et à la formation des filles dans la région. Alors que l’enseignement secondaire officiel demeurait à l’époque généralement pensé pour les garçons, les Filles de la Croix se sont installées à Waremme dès 1866 avec l’ambition de fonder une école et un pensionnat pour filles. Un projet mené à bien, et ce, dès 1867. Elles ont en outre ouvert une école pour adultes en 1905 afin de permettre la formation des filles et des femmes tout au long de leur vie.
Un nouveau toit pour la chapelle
La chapelle Mère Marie-Thérèse a connu plusieurs rénovations au cours de son histoire. En août 1944, de nombreux dégâts sont causés aux bâtiments de la congrégation et, notamment, à la chapelle. Deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, celle-ci est restaurée. Des travaux de peintures sont réalisés. Les vitraux et les verres détruits pendant la guerre sont remplacés, et un nouveau plancher est installé. En 1966, le chœur de la chapelle est modernisé. Quant au toit, il fait l’objet d’une réparation provisoire. En 2000, alors qu’elle avait fini par devenir un lieu de stockage, la chapelle retrouve sa vocation première et redevient un lieu de prière grâce à un groupe de paroissiens qui la réaménage.
Aujourd’hui, 10 ans après avoir célébré le 150e anniversaire de l’arrivée des Filles de la Croix à Waremme (2016), c’est le toit qui a besoin d’être rénové. Si le coût d’une telle rénovation est élevé (93 500 €), l’unité pastorale, les paroissiens, le doyenné et toutes les personnes qui œuvrent pour la chapelle cherchent des solutions afin de trouver des financements.
Il ne s’agit pas seulement d’un toit à rénover. Il s’agit aussi et surtout d’un patrimoine à préserver. Il s’agit de permettre à un témoin de la vie régionale et paroissiale de continuer à traverser les siècles et à accueillir ceux qui souhaitent s’y recueillir.
Sandra OTTE
Coordonnées pour un éventuel don :
Unité pastorale Jésus Bon Pasteur
BE21 0682 4917 1203
Communication : « don toiture chapelle Mère Marie Thérèse »