Isabelle Lamblotte, ancienne employée de banque, entame une nouvelle mission au sein des services de la catéchèse et des couples et familles. Motivée par sa foi et son expérience de terrain, elle prône une église ouverte aux réalités modernes. 

 

Comment vous sentez vous actuellement dans votre nouveau métier ? 

Je me sens très bien. Avant, j’étais en paroisse, dans l'unité pastorale Notre-Dame du Magnificat Verviers-Sud. Maintenant, je découvre autre chose. C'est nouveau, mais cela me convient parfaitement. C’est un choix que j’ai effectué de moi-même. 

Qu’est-ce qui vous plait dans ce métier ? 

Ce qui me plait au service de la catéchèse, c’est la transmission. Mon rôle est de transmettre des choses aux enfants. En ce qui concerne le service des couples et familles, je suis mère de 3 enfants qui découvrent petit à petit le monde d'adulte. Je me sens donc concernée. Et, comme pour la catéchèse, la transmission aux plus jeunes est ce que je désire. 

 

Quel a été votre parcours avant d’arriver ici ? 

J’ai eu un parcours un peu spécial. J’ai fait des études d’assistante sociale, car j’aimais (et j’aime toujours) le contact avec les gens. Si je pouvais, je mettrais mon bureau dans la rue. Cependant, je n’ai jamais travaillé dans ce domaine. J’ai en effet travaillé à la banque BNP. Mais, comme j’étais également investie dans la paroisse de Theux, on m’a suggéré de commencer une formation. C’est ainsi que je suis devenue assistante paroissiale. J’ai débuté cette mission en 2019, à mi-temps. En juin-juillet 2021, je suis passée à temps plein et j’ai démissionné des fonctions que j’occupais à la banque.

Maintenant que vous entamez un nouveau chapitre, comment voyez-vous l’avenir ? 

J’envisage un avenir riche, pas forcément dans le sens financier, car la vraie richesse, ce n’est pas la richesse matérielle. Mais, j’espère un avenir riche en épanouissement et en rencontres. Toutefois, je n’aime pas énormément me projeter dans l’avenir. Je verrai comment évoluent les choses au fur et à mesure. En tant que croyante, je préfère me laisser guider par le Seigneur. Certains appellent ça le hasard. Moi, je dis que c’est ce que le Seigneur a mis sur mon chemin.

Quels sont vos principaux objectifs dans la nouvelle mission qui est la vôtre ? 

Un objectif que je retiens, mais ce n’est pas le seul, serait qu’on s’intéresse beaucoup plus aux familles « atypiques ». On est un peu biaisés par rapport aux familles. Actuellement, une famille peut compter deux papas, deux mamans, il y a des familles monoparentales, il y a aussi des familles recomposées. Mais on est beaucoup plus centrés sur les familles classiques avec une mère et un père, comme si c’était finalement le seul schéma de famille qui existe. Un autre objectif est de rester ouvert, de fonctionner davantage avec la société d'aujourd'hui pour que l’Eglise ne soit pas en décalage avec elle. Il faut que la société et l’Eglise coopèrent, car les deux vont ensemble. 

Que représente Dieu pour vous ? 

A titre personnel, Dieu n’est pas une personne, et d’ailleurs, je n’aime pas vraiment le personnifier ni le définir. Si on le définissait, ça voudrait dire qu’il est semblable à un être humain qui possède des limites. Mais Dieu ne possède aucune limite. Or, si je le représente, je lui donne des limites. Il faut partir du principe qu’il est plus grand que nous et non égal à nous. Donc pour moi, il est difficile de répondre à cette question. Il n’a pas vraiment d’attribut. 

Mais si vous deviez lui attribuer des qualités, quelles seraient-elles ?

Sa grande miséricorde. Pour un être humain, il est difficile de pardonner. Pour nous, êtres humains, rien que pardonner quelqu’un qui nous a bousculés dans le bus est déjà compliqué. Mais Lui, Il nous accepte tel que nous sommes. Il pardonne constamment. C’est donc Sa grande miséricorde que je retiens, ainsi que Son amour forcément. Car l’un ne va pas sans l’autre : on ne sait pas pardonner, si on n’aime pas quelqu’un.

Quel est votre souhait par rapport à ce nouveau métier ? 

J’espère m’épanouir dans cette mission et répondre aux attentes que certains peuvent avoir par rapport à moi. J’ai également un projet un peu plus personnel : je souhaite aider, par la musique, à rendre l’Eglise plus accessible. Je travaille d’ailleurs avec la chorale diocésaine. Enfin, l’essentiel est de me sentir bien.

Propos recueillis par Darren DIASUNDA