Jusqu’à présent, le Centre interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux s’est employé à organiser une journée d’étude annuelle centrée sur une typologie précise d’objets ecclésiaux. Chaque édition mettait en lumière une typologie de mobilier spécifique, expliquant sa fonction liturgique et son sens symbolique, avant d'aborder les enjeux cruciaux de sa conservation. Après avoir exploré les textiles, l’orfèvrerie, les sculptures en bois, les vitraux, les peintures et le patrimoine funéraire, le CIPAR a désormais couvert les principales typologies d’objets des églises paroissiales. Aujourd’hui, de nouveaux défis émergent. Ils imposent de faire évoluer ces rencontres vers des journées de réflexion plus globale.
Un patrimoine face aux mutations locales
Pour une série de raisons, il arrive de plus en plus fréquemment que du patrimoine mobilier religieux ne puisse plus être conservé dans l’édifice cultuel auquel il était attaché. On pense en particulier à la désaffectation d’une église, mais d’autres raisons existent également : mauvaises conditions de conservation et/ou de sécurité, mobilier surnuméraire, réaménagement pour usage partagé, etc. Les églises traversent donc des transformations majeures, ce qui modifie la gestion des biens mobiliers. Désaffectations, mauvaises conditions de conservation, mobilier surnuméraire et usages partagés modifient la gestion des biens.
Les acteurs concernés (les propriétaires – il s’agit souvent des communes –, les affectataires, l’administration régionale et communautaire, les acteurs locaux) sont souvent démunis face à cette situation, ne connaissant pas précisément leurs droits et devoirs, mais aussi ce qui doit et ce qui ne doit pas être fait avec ce patrimoine mobilier, ce qui peut et ce qui ne peut pas être fait, leurs responsabilités et les limites de leurs interventions. Les communes et les fabriques d'églises cherchent aujourd’hui des repères clairs.
L’objectif de cette journée d’étude est donc de rappeler à ces acteurs le statut du patrimoine mobilier affecté au culte, les règles de droit civil et de droit canon qui le régissent, le rôle que ce droit confère à chacun, les spécificités de ce patrimoine devant être prises en compte dans la réflexion quant à une nouvelle destination. Il s’agira aussi d’évoquer les destinations possibles et les démarches nécessaires dans la gestion de ces mouvements. En d’autres mots, cette journée souhaite offrir des clés juridiques, éthiques et pratiques.

Le programme de la journée (titres provisoires)
Matinée : Cadre légal et sens symbolique
09h00 | Accueil : rencontre des participants autour d’un café
09h30 | Introduction de la problématique par le CIPAR
09h50 | Statut du patrimoine mobilier affecté au culte dans le droit civil
10h10 | Le patrimoine mobilier dans le droit canon
10h30 | Synthèse : première conclusion et séance interactive de questions-réponses
10h45 | Pause
11h10 | Au-delà du droit : rôle et vocation pastorale de ce patrimoine
11h30 | Au-delà de la sphère religieuse : symbolique et importance sociétale de ce patrimoine.
11h50 | Débats : clôture de la matinée et questions du public
12h15 | Repas : Pause-lunch
Après-midi : Solutions et retours d'expérience
13h15 | Point de vue de la Fédération Wallonie-Bruxelles
13h35 | Point de vue de la AWaP
13h55 | Expertise Parcum : Regard et méthodologie flamande
14h15 | Procédures d'évaluation
14h55 | Échanges : Synthèse du modérateur et questions-réponses
15h10 | Contexte et conditions de la mise en dépôts
15h50 | Cas pratiques : Témoignages de terrain (Chaudfontaine, Namur, Luxembourg, Tournai, archives,.. ;)
16h40 | Synthèse finale
Inscription obligatoire avant le 2 octobre 2026
CIPAR asbl – rue de l'Eché 1, 5000 Namur.
info@cipar.be ou +32 (0) 498 35 18 16
Participation aux frais 60 € (étudiants : 30 €) à verser sur le compte BE60 5230 8094 6070 du CIPAR, mention « journée d’étude avenir ». Le paiement valide l’inscription.
Une attestation sera délivrée.
Programme et infos pratiqueswww.cipar.be