Qui est Charlemagne ?
Charlemagne est l’une des grandes figures fondatrices de l’histoire européenne. Empereur du Moyen Âge, fils de Pépin le Bref et membre de la dynastie carolingienne, il a profondément marqué son époque en unifiant une grande partie de l’Europe occidentale. Son règne a favorisé le développement de la culture, de l’éducation et de la foi chrétienne, laissant une empreinte durable sur le continent. Couronné empereur par le pape en l’an 800, il demeure une figure centrale de l’histoire médiévale.
Le 28 janvier, jour de la fête de Charlemagne, on commémore sa mort survenue en 814. Cette célébration rappelle l’héritage laissé par l’empereur, notamment dans les domaines éducatif et culturel, ainsi que son rôle majeur dans la construction de l’Europe. Elle invite aussi à se souvenir d’un personnage dont l’influence dépasse largement son époque.


Aix-la-Chapelle, cœur de l’empire carolingien
Charlemagne a voulu faire d’Aix-la-Chapelle un centre intellectuel, politique et religieux de premier plan. Ce choix a marqué durablement l’histoire européenne. Aujourd’hui encore, la cathédrale d’Aix-la-Chapelle demeure un symbole fort de l’époque carolingienne et du rayonnement que l’empereur souhaitait donner à son empire.

Une célébration portée par une tradition vivante
Cette année, la messe pontificale de la fête de Charlemagne a été célébrée par Monseigneur Delville. Inviter un évêque à cette occasion s’inscrit dans une tradition qui souligne le lien étroit entre l’héritage de Charlemagne et la dimension spirituelle de son empire. Bâtisseur politique, il fut aussi un protecteur de la foi chrétienne.
La messe solennelle et l’homélie ont rappelé cette unité entre culture et spiritualité que Charlemagne avait encouragée. Historiquement, Aix-la-Chapelle faisait partie du diocèse de Liège. La présence de Monseigneur Delville vient ainsi souligner les liens anciens entre ces territoires, porteurs d’un héritage commun encore vivant aujourd’hui.
Dans son homélie, Monseigneur Delville a mis en lumière combien la figure de Charlemagne demeure actuelle. Au-delà de son génie politique et militaire, il a cherché à mettre son pouvoir au service de la justice, de la culture, de la foi et de l’unité entre les peuples. Une vision qui résonne fortement avec les défis du monde contemporain, marqués par les conflits, les rapports de force et les replis identitaires.
En rappelant que la paix véritable ne se construit pas par les armes mais par le dialogue, la diplomatie et le respect des différences, l’évêque de Liège a invité chacun à se laisser transformer intérieurement. À l’image de la petite lumière évoquée dans l’Évangile, la foi, même humble, peut éclairer le monde et nourrir une espérance capable de traverser les ténèbres. La fête de saint Charlemagne devient ainsi bien plus qu’une commémoration historique : elle est un appel à œuvrer, aujourd’hui encore, pour une Europe de la rencontre, de la paix et du bien commun.
Luc Mathues
Photos : Andreas Steindl