Rétrospective religieuse – L’année 2019 vue par Mgr Delville

Publié le dimanche 29 décembre 2019

En l’an 2019, dans la sixième (et septième) année de l’épiscopat de Mgr Jean-Pierre Delville, l’Eglise de notre diocèse a fait preuve d’une belle vitalité. Nous avons rencontré l’évêque de Liège pour un bilan personnel.

Cette année, vous avez publié deux lettres pastorales…

Oui, d’abord une pour le Carême, intitulée “La Dernière Cène à la lumière de Léonard de Vinci”. C’est une méditation de la fameuse œuvre du peintre italien. J’avais été frappé par les conflits autour de Jésus, notamment la trahison de Judas et la défection de Pierre. Je les mettais en lien avec les difficultés dans l’Eglise aujourd’hui: les trahisons, les abus sexuels par des représentants de l’Eglise, etc. Je voulais donner une lueur d’espérance et montrer comment, à travers l’expérience du mal, une purification est nécessaire et en cours.

L’autre lettre “Va vers le pays que je te montrerai!” est sortie récemment, à la fin du mois d’octobre, mois de la mission universelle. J’y invite les diocésains à réagir sur le sens de la mission aujourd’hui: qu’est-ce qui est prioritaire, qu’est-ce qui est secondaire? Comment promouvoir un réel esprit missionnaire, une annonce et un témoignage de la foi?

(NDLR: pour en savoir plus, consultez la page Communiqués / Mitteilungen de la rubrique Les paroles de l’évêque)

Il y a eu de nombreuses nominations cette année, plus particulièrement sur le Plateau de Herve…

Oui, sur le Plateau de Herve, les curés ont pratiquement tous changé, de même que le doyen qui avait atteint la limite de son mandat. Je pense que nous avons fait de bonnes nominations, avec un nouveau doyen, Fabrice de Saint-Moulin. Il y a aussi un nouveau doyen à Verviers, Stanis Kanda Kanyemesha. D’autres nominations sont en cours actuellement. Certains endroits ont été dégarnis et il faut trouver des solutions. Mais j’ai la conviction que les choses rentreront dans l’ordre dans les prochaines semaines.

Côté catéchèse, après les nouvelles directives présentées en 2018, vous avez insisté cette année sur la catéchèse communautaire…

L’avantage de ces catéchèses communautaires, c’est qu’elles réunissent à la foi les adultes et les jeunes, les parents et les enfants, et qu’elles jouxtent la catéchèse à la liturgie, tout en vivant des moments de convivialité. De telles matinées communautaires sont très importantes. La catéchèse d’un enfant n’aura d’impact et d’enracinement que si les pratiquants et les parents sont partie prenante de la démarche. La transmission de la foi passe par cette dimension. Nous avons voulu associer à ces rencontres d’autres personnes qui se préparent à des sacrements: baptême, confirmation ou mariage. C’est donc une activité au croisement des autres.

Le 17 septembre dernier, la fondation Saint-Lambert a été présentée officiellement…

Oui, la fondation récolte de l’argent pour promouvoir la diffusion de la foi à travers le patrimoine matériel et immatériel de la foi chrétienne. Le patrimoine matériel, ce sont des œuvres significatives que nous voulons restaurer, notamment les peintures murales à Saint-Martin Liège. Le patrimoine immatériel, ce sont des initiatives qui permettent à des jeunes d’être soutenus financièrement pour des activités religieuses, p. ex. des pèlerinages à Lourdes. Nous allons aussi soutenir une chorale des jeunes qui est en train d’être lancée à la cathédrale de Liège. Ces initiatives vont permettre de susciter l’évangélisation et soulagent en même temps les finances de l’évêché qui sont dans une situation délicate (NDLR: pour en savoir plus, consultez la page Fondations).

On sait que vous avez aussi un côté social et écologique. Que peut-on relever pour 2019?

On a valorisé par exemple le centre Béthel sur la commune de Ferrières. C’est un centre qui accueille des personnes en difficultés mais qui se développe aussi comme centre de permaculture. Les personnes du centre et des environs viennent travailler au potager. On y propose aussi des moments de réflexion, notamment sur l’encyclique papale ‘Laudato Si’, sur l’écologie intégrale. On unit donc la prière et la réflexion sur l’écologie à la pratique écologique et à l’accueil de l’autre.

Le 17 novembre dernier, la Vierge de Banneux était à l’honneur à Rome à l’occasion de la Journée mondiale des Pauvres…

Ce jour-là, le Pape a offert à manger à 1.500 personnes dans la grande salle des audiences, et j’ai eu l’occasion de concélébrer la messe qu’il a présidée à la basilique Saint-Pierre. La Vierge des Pauvres, Notre-Dame de Banneux, était dressée à gauche du maître-autel. C’était beau de voir cette statue très sereine, souriante et calme bien mise en évidence. J’étais ému aussi de pouvoir transmettre le message de Banneux au Pape, le saluer avant la messe et lui rappeler l’histoire de Banneux.

Propos recueillis par Ralph SCHMEDER

______________________________________________________________________________________________________________

Les grands défis pour 2020?

Après cinq ans de fonctionnement du conseil épiscopal actuel, certains mandats vont être renouvelés. Ce sera fait pour l’été. La nouvelle année sera aussi l’occasion d’évaluer le document “Objectif 2020” sur l’état actuel et l’avenir des églises de notre diocèse. Le Service diocésain des Couples et Familles publiera bientôt un document au sujet de la préparation au mariage, dans la mouvance de l’exhortation du Pape “Amoris Laetitia”. Et nous accueillerons une nouvelle communauté religieuse internationale à Verviers: des sœurs de l’Instruction chrétienne. On le voit donc, il y a du pain sur la planche…

(NDLR: consultez l’Acta 2.2018 en cliquant ici)