Dans le Condroz comme ailleurs: Les communions, une auberge espagnole…

Publié le jeudi 16 mai 2019

Traditionnellement, mai est le mois des communions dans la plupart des Unités pastorales du diocèse. Ce sont des moments forts qui concernent les enfants, bien entendu, mais aussi leurs parents, les familles et toute la communauté chrétienne. Dans le Condroz, on s’efforce d’associer les parents dans les préparatifs des célébrations. Récit d’une expérience façon “auberge espagnole”…

Communions à Anthisnes

Les préparatifs vont bon train. On s’affaire pour que tout soit prêt. Le « jour J » approche. Ils s’appellent Stéphanie, Arthur, Emma ou Tao. Ils ont 7, 8, 11 ou 12 ans. Dimanche prochain, c’est « leur fête », celle de leur première communion ou de leur profession de foi…

« Leur » fête? Certes, mais c’est aussi celle de leurs parents, familles, amis et de toute une communauté. N’est-il donc pas important que nous soyons tous « en communion » au cours d’une célébration où chacun peut avoir une place, un rôle, afin de montrer à l’enfant qu’il n’est pas seul sur le chemin?

Accompagner les enfants

Très tôt, les parents sont associés à la démarche. Participer aux séances spécifiques et aux activités communautaires, se balader en famille dans les bois, préparer le goûter de fin de retraite… Les tâches sont multiples et variées. Tout naturellement, ils sont donc appelés à participer à l’animation de la célébration du fameux « jour J », non plus comme « second rôle », mais comme « acteur essentiel ».

Evidemment, cela ne s’improvise pas. Des réunions préalables entre catéchistes, parents, organistes et prêtres permettent de découvrir l’Évangile du jour, de finaliser les indications pratiques, de structurer le programme musical, de prévoir la décoration de l’église (les jardins familiaux sont mis à contribution!) et surtout, de déterminer les différents espaces de paroles via des lectures, des interventions ciblées tels l’accueil et les remerciements. Mieux encore! Des parents, au nom de tous, sont amenés à symboliser la démarche commune qu’ils ont vécue avec leurs enfants par des bricolages, des objets, des textes composés ensemble…

Pas d’obligation!

Bien entendu, nous restons dans l’ordre de la proposition. La collaboration est libre et fonction des possibilités de chacun. L’essentiel étant de la susciter. C’est ainsi que l’on peut faire de belles découvertes comme, une certaine année, un papa trompettiste et une « maman diva » capable de délivrer des « Ave Maria » à faire pleurer les statues.

Une célébration réussie ne donne-t-elle pas envie « d’y regoûter »? Il ne faut donc pas qu’elle soit un « point d’orgue » mais plutôt le témoignage que « faire communion » est avant tout une fête participative et non un spectacle passif. La fête du « jour J » peut se prolonger, en actes comme en souvenirs, et permettre de « faire Église » tous ensemble.

Tiens, n’est-ce pas là une des pistes d’action du renouvellement de la catéchèse dans le diocèse?

Armand FRANSSEN et Frédéric GRÄTZ

Photo: © Olivier Helmus

Source : article principal de la page 14 du N°20.2019 de Dimanche-Eglise de Liège