Le Congrès international de Budapest, une semaine centrée sur l’Eucharistie

Publié le lundi 13 septembre 2021

« Nous rentrons en Belgique renforcés dans notre amour de l’eucharistie », reconnaissent les participants au Congrès de Budapest qui s’est terminé dimanche en présence du pape. Une douzaine de jeunes et d’adultes, de prêtres et laïcs avaient fait le déplacement pour le 52ème Congrès eucharistique international.

La « modeste » délégation belge accompagnée par Mgr Jousten, évêque émérite de Liège, revient boostée du Congrès eucharistique international de Bucarest. Le programme était certes ambitieux, alternant des temps de prières, messe, et des catéchèses variées autour du thème « EN TOI TOUTES NOS SOURCES ». Il restait un peu de temps pour découvrir les paysages et les réalités humaines vécues au cœur de la Hongrie, comme le montrent quelques publications des Belges sur les réseaux sociaux.

A leur retour, les membres de cette délégation noir-jaune-rouge, venant principalement du diocèse de Liège, ont gardé en mémoire certaines catéchèses. L’abbé Eric de Beukelaer, par exemple, se souvient du mardi 7 septembre : « le cardinal Gerald Lacroix du Québec a raconté qu’étant jeune missionnaire dans des villages indigènes pauvres en Colombie, c’est la célébration quotidienne de l’Eucharistie qui lui donna la force de tenir. » Puisque ce congrès eucharistique visait à insister sur le don de ce sacrement au quotidien, l’abbé Michel Rongvaux évoque un autre souvenir. Lors de la messe de clôture, le prêtre bruxellois constate que deux couples, l’un âgé, l’autre jeune, se donnent la main pendant le Notre Père. « Ce Dieu de Jésus Christ, observe Michel Rongvaux, fait sens aussi bien pour ce couple au terme de sa vie dont l’épouse reste assise avec son mari debout, que pour ce tout jeune couple« . De son lieu de célébration, le prêtre en conclut : « pour tous les quatre le Seigneur Dieu ouvre des possibles et un avenir. »

La force de tenir

Le Congrès à Budapest a donné lieu à d’autres belles rencontres: certains citent la messe célébrée par le Cardinal Hollerich, d’autres le témoignage du patriarche des Chaldéens de Bagdad. Le décor dans lequel ce congrès eucharistique se déroulait a aussi été apprécié par les participants. L’abbé de Beukelaer cite notamment « une Messe devant le somptueux parlement de Budapest, suivie d’une procession aux flambeaux du Saint-Sacrement avec des dizaines de milliers de participants. » Ce rassemblement qui bénéficie d’une certaine dimension internationale (même si toutes les délégations n’ont pu faire le déplacement) a encore permis que Belges et Québécois se retrouvent par exemple.

En clôture de la semaine, le pape était présent pour la messe célébrée devant 75.000 fidèles (chiffres annoncés). Jacques Galloy en retire le message essentiel : « Le Pape François a invité à passer ‘de l’admiration stérile » à ‘l’imitation concrète’ de Jésus. » La dizaine de Belges partis à Budapest est ensuite revenue, selon les mots du vicaire général de Liège, « renforcée dans son amour de l’Eucharistie, le sacrement du Christ qui se donne en nourriture à notre humanité. » Était-ce d’ailleurs un hasard si l’essentiel de la délégation belge au congrès eucharistique, venait de Liège, le diocèse qui a contribué au rayonnement de la Fête du Pain et du Vin?

Anne-Françoise de Beaudrap – Cathobel