Exposition à la Cathédrale : « Hommes de Dieu dans la Grande Guerre »

Publié le mardi 30 octobre 2018

Du samedi 10 novembre au dimanche 9 décembre 2018 (chaque jour entre 8h et 17h), la cathédrale Saint-Paul de Liège accueille l’exposition “Hommes de Dieu dans la Grande Guerre” avec, comme sous-titre “En mémoire des victimes pour la paix et la réconciliation”. 

Exposition à la Cathédrale de Liège

Hommes de Dieu en 1914-1918

Fruit de la collaboration entre le diocèse de Liège et l’Armée, cette exposition du 10 novembre au 9 décembre, à destination de tout public mais surtout des jeunes, met l’accent sur le pardon et la réconciliation.

Après Bruxelles et la Flandre – Ypres, Aerschot, Dixmude et Bruges – une exposition itinérante gratuite, interreligieuse, interphilosophique et morale arrive à son terminus à Liège. “Son objectif, souligne le Doyen du Chapitre Cathédrale, Lambert Wers, est de faire un travail de mémoire en vue de faire ressortir les aspects importants de la guerre qui prend fin et va aboutir à un rapprochement. L’Armistice c’est, bien sûr, la fin des combats, le dépôt des armes mais aussi la paix et la réconciliation.

Le travail au quotidien des aumôniers

L’exposition – son sujet et le terme employé Hommes de Dieu désignent tant les femmes que les hommes – se tiendra dans la chapelle Saint-Joseph de la cathédrale Saint-Paul de Liège pendant un mois. On y verra, précise l’aumônier militaire Erwin Vilain, tête pensante de l’exposition aux côtés du lieutenant-colonel Hames, commandant de la province de Liège, des mannequins, des reproductions de pièces originales, d’affiches d’avis à la population annonçant réquisitions et condamnations à mort, de dioramas mettant en scène des aumôniers militaires, brancardiers, sœurs, infirmiers… Faut-il préciser que notre évêque Jean-Pierre Delville a toujours eu pour l’Histoire les yeux de Chimène et qu’il a dès lors suivi de près la venue de cet événement dans sa Maison de Dieu?

C’est l’occasion de découvrir le rôle de l’aumônier militaire – il en reste un en Wallonie pour treize en Flandre et à Bruxelles – des religieuses et religieux, des infirmiers et infirmières auprès des soldats et de la population en zone occupée par les Allemands. Montrer tout ce que ces femmes et hommes ont réalisé au quotidien en prenant en charge une part de la souffrance de la population. Et cette expo constitue aussi une reconnaissance par l’Armée du rôle joué par les aumôniers militaires pendant ce conflit.

Proches des soldats et du peuple

En descendant dans les tranchées, comme le fit par exemple Teilhard de Chardin, brancardier volontaire, ces aumôniers ont découvert des hommes différents de ceux qu’ils rencontraient le dimanche à la messe. Ils avaient, précise le « Padre » Vilain, un rôle social, étant un peu les confidents des militaires, jouant parfois au modérateur entre un gradé et un soldat, voire prenant la plume pour ce dernier. Leur présence au sein des Forces armées a créé de nouvelles relations entre les mondes laïc et religieux.

Si cette exposition peut toucher tous les publics, les jeunes et les écoles sont spécialement visés dans des cours d’histoire ou d’éducation à la citoyenneté.

Thierry DE GYNS