Douze ans au service des défavorisés : les adieux de Dominique Servais

Publié le lundi 01 juillet 2019

Pendant une douzaine d’années, il était adjoint au Vicariat Évangile et Vie. Avec la fin de l’année scolaire, âgé de 63 ans, Dominique Servais s’est retiré de sa fonction aux côtés du vicaire épiscopal Baudouin Charpentier pour se tourner vers d’autres horizons.

Laïc franciscain depuis 2000 et membre du Tiers-Ordre (OFS) depuis 2013, il a toujours fait preuve d’une grande sensibilité pour les défavorisés de notre société: “La fraternité cosmique de saint François m’a attiré. Il a vécu une radicalité qui m’interpelle et qui pourrait être porteuse de beaucoup de fruits aujourd’hui.”

Tout au long de ces années, Dominique Servais a mis en œuvre des dynamiques au sein de l’Eglise en direction des périphéries: les personnes séropositives, les gens de la rue, l’aide au développement, la lutte contre les pauvretés de toutes sortes… “Dans tous ces combats, j’ai rencontré des personnes extraordinaires, certaines proches de l’Eglise, d’autres moins. ”

Le Vicariat Evangile et Vie est une grande mosaïque de services qui comprend notamment les jeunes, les couples et les familles, les migrants, Caritas Secours, Vivre Ensemble et Entraide et Fraternité, Justice et Paix, la commission du monde ouvrier, les prisons, sans oublier les pèlerinages. “Le fil conducteur de ces activités est notre volonté de donner vie à l’Evangile. J’y ai rencontré beaucoup d’ouverture, chez les représentants de l’Eglise mais aussi dans les associations avec lesquelles nous travaillons régulièrement.”

Pour l’adjoint retraité, quels sont les grands défis pour l’Eglise d’aujourd’hui? “D’être aux côtés des plus pauvres, notamment de ceux qui sont à la recherche d’un logement. La pauvreté ne cesse de grandir. La misère n’est pas seulement matérielle mais aussi spirituelle.”

Malgré ce départ, Dominique Servais a encore des projets: “Pour l’instant, j’accompagne cinq personnes dans le cadre d’une maison d’accueil, le projet Résilientiel à Belleflamme. Un autre chantier que j’ai négligé pendant toute ma vie, c’est celui des Pères de l’Eglise, que je voudrais mieux connaître.”

Ralph SCHMEDER