Cofamon: un exemple d’association soutenue par Action Vivre Ensemble

Publié le mercredi 30 novembre 2022

La maison Cofamon implantée à Villers-l’Évêque, dont l’objectif est de venir à la rescousse des parents solos, est une des associations soutenues par Action Vivre Ensemble, et ce pas seulement pendant la campagne d’Avent.

Laetitia, une des bénévoles chez Cofamon, avec ses enfants – ©Frédéric Pauwels

Isabelle et Myriam sont institutrices maternelles, Stéphanie et Irène sont infirmières, Fabian travaille dans la métallurgie, Dalila est puéricultrice. Tous et toutes gagnent leur vie, ont une voiture, un toit. Ils rejoignent pourtant la maison Cofamon, à Villers-l’Évêque. Avec un seul salaire, un, deux, trois, quatre enfants, ils ne s’en sortent plus, a fortiori quand ils découvrent leur facture d’énergie. “Une famille sur trois est monoparentale, tout le monde en connaît autour de soi. Tous les chiffres démontrent que cette situation accroît les risques de précarité. Pourtant, s’ils ou si elles travaillent, les mamans et les papas solos n’ont quasiment droit à aucune aide“, dit Marie-Claire Mvumbi, qui a créé cette structure unique en Belgique soutenue par Action Vivre Ensemble.

Aucune association ne fait de l’aide à destination exclusive des familles monoparentales. Or le besoin est énorme: nous avons 6.000 bénéficiaires, 1.500 familles avec 4.500 enfants. Et nous limitons les inscriptions à la province de Liège.” Pourtant, les banques alimentaires sont de moins en moins bien fournies et de plus en plus sollicitées. Cofamon ne peut souvent distribuer des colis qu’à la moitié de ses bénéficiaires.

Voici quelques semaines, Cofamon a activé son “plan hiver”: “Nous collectons toute l’année des couettes, des radiateurs ou des sacs de pellets que nous distribuons à ceux qui en ont besoin au début de l’hiver. On a aujourd’hui des gens qui vivent dans des logements sociaux sans chauffage installé, d’autres dont le chauffage est en panne, d’autres qui ne peuvent faire le plein de leur cuve à mazout parce que c’est trop cher.

Jean-François LAUWENS