90 ans Notre-Dame des Anges

Publié le dimanche 17 juin 2018

La Congrégation des Sœurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges et la Clinique Notre-Dame des Anges ont fêté en ce vendredi 15 Juin 2018 leur 90 ans d’existence.  En cliquant sur cet article, vous pouvez consulter l’allocution de Sœur Christiane Defawe, Supérieure Générale de la Congrégation et Présidente du CA, prononcée à cette belle occasion ainsi que l’article de Cathobel.

La Congrégation des Sœurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges et la Clinique Notre-Dame des Anges ont fêté en ce 15 Juin leur 90 ans d’existence.  C’est avec émotion, vous le comprenez bien, que je prends la parole devant vous aujourd’hui, 90 ans après la fondation de notre Institution. Nos fondateurs : Mère Marie-Magdeleine et Monsieur l’abbé Ferdinand Marcas ont toujours voulu insuffler dans   la clinique, les valeurs humaines fondamentales telles que : Respect, Considération de l’autre ou encore Empathie.

Nos sœurs ont été d’un engagement et d’un courage exemplaire, ne reculant jamais devant les difficultés et le travail. Notre Mère fondatrice disait : « Il y aura toujours plus de travail que de bras pour le faire… » De jour comme de nuit, nos sœurs se dévouaient pour tous ceux qu’elles accueillaient.

Une des caractéristiques de notre maison est l’accueil et la simplicité : Accueil sans condition de la personne en souffrance ; pour lui rendre bien sur une santé meilleure, mais aussi bien-être, confort et dignité et pour l’aider à tous les niveaux dans un grand respect mutuel. L’essentiel dans l’accueil, c’est le « non-jugement » et l’espérance que nous voulons donner à chacun.

Une autre caractéristique de l’institution est le soutien spirituel aux personnes, quels que soient leur religion ou leurs croyances ; le service pastoral de la clinique se veut très actif et très dynamique.

La relation avec les familles et les proches est d’une importance capitale. Notre Communauté a d’ailleurs suivi une formation en thérapie familiale pour professionnaliser cette prise en charge. Les personnes en souffrance ont besoin de notre écoute, de notre soutien et de notre compassion dans leurs difficultés psychiques et existentielles. Nous portons avec les personnes qui nous sont confiées, un bout de leur fardeau, souvent très, trop lourd et leur donnons toujours l’espérance d’un avenir meilleur.

Notre mère a écrit : « Je vous demande de la bonté patiente, du tact, de la douceur et du dévouement pour tous nos démunis. »

Notre force dans la souffrance que nous côtoyons chaque jour, c’est le « vivre ensemble », c’est le partage dans la confiance réciproque, le travail en collaboration très étroite et le soutien mutuel entre les différentes équipes soignantes. Au fil des ans, les religieuses ont pu transmettre aux collaborateurs laïcs l’esprit des fondateurs et leur confier de plus en plus de responsabilités. Cependant, si les religieuses sont devenues moins visibles dans la clinique, elles restent « partie prenante » par leurs conseils, leurs soutiens et leurs prières.

Tout le personnel qu’il soit soignant ou non soignant reste attentif au bien-être du malade. J’ajouterai que nous avons veillé à ce que l’infrastructure participe au bien-être  de  la personne soignée, en offrant notamment un magnifique  jardin rempli de parterres multicolores, ce qui en fait un  lieu propice pour la rencontre du malade et de sa famille dans une ambiance chaleureuse.

Notre Institution a toujours été à la pointe de l’évolution des soins psychiatriques. Notre souci fut et reste d’assurer une psychiatrie de qualité. C’est ainsi que chaque secteur a pu se développer et acquérir une spécificité plus grande et une spécialisation des intervenants. C’est dans cet esprit que nous nous sommes inscrits et participons à la réforme des soins en santé mentale.

 

Sœur Christiane Defawe,
Supérieure Générale de la Congrégation
Et Présidente du CA.

Lire l’article de Sophie Delhalle du 18 juin 2018 sur Cathobel.