400 ans paroisse de Waimes – Un jubilé reporté d’un an

Publié le mercredi 09 septembre 2020

Masques et précautions d’usage ont empêché les Waimerais de souffler les bougies du gâteau d’anniversaire, bougies…ou cierges non allumés pendant de trop longues semaines. Les quatre cents ans de la paroisse Saint-Saturnin de Waimes seront fêtés en 2021.

Victimes de la pandémie, les manifestations, prévues entre avril 2020 et avril 2021, ont toutes dû être annulées. Et pourtant, tout avait été prévu pour la grande fête: expositions, concerts, messes festives, animations diverses et publication d’un ouvrage sur l’histoire mouvementée d’une paroisse-pont entre Francophones et Germanophones.

Alfons Thunus

Dans son message rédigé au début de l’année jubilaire, Mgr Delville, en historien bien documenté, a rappelé que cette paroisse est dédiée à saint Saturnin, premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250 pendant la grande persécution déclenchée par l’empereur Dèce. Et d’ajouter: “L’église Saint-Saturnin se dresse fièrement au sommet de la place de l’Eglise et a été impeccablement rénovée récemment.”

Les origines d’une présence chrétienne en cet endroit remontent avec certitude au XIIe siècle, mais il est très probable qu’au Tchestè, il y ait eu une chapelle au temps de Charlemagne, donc vers l’an 800. C’est huit siècles plus tard, le 5 mars 1620, que Waimes a été érigée en paroisse tout à fait autonome. A ce moment-là, les Waimerais étaient dans la principauté de Stavelot-Malmedy et dans le diocèse de Cologne.

Deux autres jubilés

Emile Piront

2020 était aussi pour l’Unité pastorale l’occasion de rendre grâce pour les soixante ans de sacerdoce d’Alfons Thunus, “noss’ vicaire”, vicaire dominical chez nous “à titre provisoire” dès la fin 1964. Un provisoire qui dure toujours et dont personne chez nous ne se plaindra.

Emile Piront (à ne pas confondre avec le vicaire épiscopal germanophone) quant à lui est à la tête de la chorale Sainte-Cécile depuis soixante ans également: un record. Des messes en grégorien jusqu’aux compositions actuelles, d’un groupe exclusivement masculin se retrouvant “au jubé” jusqu’à l’actuelle phalange mixte, il aura tout connu depuis l’orgue ou le pupitre: messes à la radio, jeux de la passion, prestations de grandes pièces du répertoire.

La fête pour tous ces jubilés ne sera que partie remise…

Henri THIMISTER