Le Père Joseph Timmermann svd né à Hauset en 1932, ordonné prêtre en 1959, est décédé le vendredi 7 mai à l’âge de 89 ans à la Maison Wendelinus des Missionnaires de Steyl à St. Wendel (D).
Les funérailles du père Timmermann auront lieu le samedi de Pentecôte, 22 mai, dans sa ville natale de Hauset.

Pendant 60 ans, bâtisseur de ponts au service de la réconciliation

Troisième de sept enfants, avec la bénédiction de Saint Antoine de Padoue à Moresnet, il grandit et devient un garçon imaginatif et espiègle qui ne veut pas suivre les sentiers battus.
Les personnes dotées d’un fort champ de force, d’un grand esprit public et d’une conscience sociale sensible sont rares et précieuses. Le père Joseph Timmermann était l’un d’entre eux. Joseph Timmermann était un pasteur qui se souciait vraiment de l’équilibre de l’humanité quand celui-ci était en jeu. Il était capable d’empathie pour les besoins des autres. Et il a laissé le jugement à une autorité supérieure. Il était donc bien équipé pour tous les points chauds de la vie.

Pendant quinze ans, le prêtre s’est tenu sur le front du conflit dans l’ancienne prison d’Aix-la-Chapelle, appelée « Moulenshöh ». Rétrospectivement, il considère que la réintégration des délinquants dans la société, leur réconciliation avec leur famille et leur destin, est la plus belle œuvre de sa vie. Là où Jésus avant lui avait enseigné le pardon et l’acceptation de tous les hommes, il ne voulait pas condamner. Il est donc allé sur le front social, a aidé dans le milieu de la drogue, dans le milieu des prostituées et des proxénètes. En 1987, il a reçu l’Ordre du mérite de Rhénanie-du-Nord-Westphalie pour cet engagement.

Le défunt a soutenu des adolescents seuls et toxicomanes, il a jeté les bases de la foi dans des écoles spéciales pour les personnes difficiles à éduquer, il a montré des chemins intérieurs vers Dieu dans des services de méditation pour les jeunes européens, il a été un mentor dans des groupes de discussion et un compagnon lors de voyages de vacances.

Imagination

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est entré au collège missionnaire Saint-Joseph des missionnaires de Steyl d’Overijse, puis s’est installé à Saint-Augustin près de Siegburg et, après le noviciat, a été ordonné prêtre en 1959. Le 3 janvier 1960, il a pu célébrer sa première messe à Hauset. Un an plus tard, il commence une tâche de missionnaire et d’enseignant au Congo. Mais une maladie virale l’oblige à revenir en 1968.

Pendant un an, le Père a travaillé comme éducateur à Spa, puis il est venu comme aumônier de la paroisse de St Joseph à Aix-la-Chapelle. Dans les rues et en prison, il s’est occupé d’existences échouées. Lorsque la nouvelle prison d’Aix-la-Chapelle Soers a été construite avec beaucoup de béton et les dernières technologies, Joseph Timmermann a tiré un trait dessus et est allé à Berensberg en tant que curé en 1993. Depuis l’été 2003, il est pasteur stagiaire à Burtscheid et apporte son aide aux paroisses d’Allemagne et de Belgique orientale.

Construire des ponts

Depuis plus de 60 ans, il était prêtre au service des gens qui étaient ses frères selon l’exemple chrétien. Lors de la messe festive pour le 50e anniversaire de son sacerdoce en 2009 dans l’église paroissiale de Hauset, le jubilaire a parlé du pont comme d’un symbole de sa vie.

Joseph Timmermann a passé sa vieillesse dans la maison de retraite des missionnaires de Steyl à St. Wendel en Sarre. Jusqu’à la fin de sa vie, il était heureux de chaque contact, surtout de la part de Hauset.

C’était une personne qui n’a jamais traversé la vie seule et égocentrique, qui a généreusement partagé ses forces et ses talents avec les autres et les a donnés. Pendant six décennies, Joseph Timmermann a semé des graines dans le domaine de la pastorale. Aujourd’hui, il récolte la riche moisson d’une vie épanouie.

Lothar Klinges,
Unité pastorale de Bütgenbach

Seit 60 Jahren als Brückenbauer im Dienst der Versöhnung

Pater Joseph Timmermann SVD verstarb in den Morgenstunden des 7. Mai 2021 im Wendelinusheim der Steyler Missionare in St. Wendel. Die Beerdigung von Pater Timmermann findet am Pfingstsamstag in seinem Heimatort Hauset statt.

Menschen mit starkem Kraftfeld, viel Gemeinsinn und einem sensiblen sozialen Gewissen sind selten und kostbar. Pater Joseph Timmermann war einer von ihnen. Joseph Timmermann war ein Seelsorger, der sich wirklich sorgt, wenn das Gleichgewicht der Menschlichkeit auf dem Spiel stand. Er war einer, der sich einfühlen konnte in die Nöte der anderen. Und er überließ das Richten einer höheren Instanz. So war er gut gerüstet für alle Brennpunkte des Lebens.

Fünfzehn Jahre lang stand der Priester im alten Aachener Gefängnis, genannt « Moulenshöh », an der Konfliktfront. Straffällige erneut in die Gesellschaft einzugliedern, sie mit ihren Familien und dem Schicksal zu versöhnen, hielt er in der Rückschau für die schönste Arbeit seines Lebens. Wo Jesus vor ihm das Verzeihen und die Akzeptanz aller Menschen gelehrt hatte, wollte er nicht verurteilen. So zog er denn an die soziale Front, half in der Drogenszene, im Dirnen- und Zuhältermilieu. Für diesen Einsatz wurde er 1987 mit dem nordrhein-westfälischen Verdienstorden ausgezeichnet.

Der Verstorbene hat bindungslose und suchtkranke Heranwachsende gestützt, er hat an Sonderschulen für Schwererziehbare Glaubensfundamente gelegt, hat in der Euro-Jugend in Meditations-Gottesdiensten innere Wege zu Gott aufgezeigt, war Mentor in Gesprächsgruppen, Begleiter bei Ferienfahrten.

Phantasie

Zurück zu den Anfängen. Als drittes von sieben Kindern wurde Joseph Timmermann 1932 in Hauset geboren. Mit dem Segen des Hl. Antonius von Padua in Moresnet wuchs er zu einem phantasiebegabten und allerlei Unfug treibenden Jungen heran, der nicht auf ausgetretenen Wegen wandern wollte.

Nach dem Ende des Zweiten Weltkrieges trat er in das Missionskolleg St. Josef der Steyler Missionare von Overijse ein, wechselte dann nach St. Augustin bei Siegburg und wurde nach dem Noviziat 1959 zum Priester geweiht. Am 3. Januar 1960 konnte er in Hauset die erste Messe feiern. Ein Jahr später begann er eine Aufgabe als Missionar und Lehrer im Kongo. Aber eine Viruserkrankung erzwang 1968 die Rückkehr.

Ein Jahr lang arbeitete der Pater als Erzieher in Spa, kam dann als Kaplan zur Pfarre St. Joseph in Aachen. Auf Straßen und im Knast kümmerte er sich um gestrandete Existenzen. Als die neue Justizvollzugsanstalt in der Aachener Soers mit viel Beton und neuester Technik gebaut wurde, zog Joseph Timmermann einen Schlussstrich und ging 1993 als Pfarrer nach Berensberg. Seit dem Sommer 2003 war er Kurseelsorger in Burtscheid, half in deutschen und ostbelgischen Pfarren aus.

Brückenschlag

Seit über 60 Jahren stand er nun als Priester im Dienst der Menschen, die nach christlichem Vorbild seine Brüder waren. Bei der Festmesse zum 50. Priesterjubiläum 2009 in der Hauseter Pfarrkirche sprach der Jubilar von der Brücke als Symbol seines Lebens.

Joseph Timmermann verbrachte seinen Lebensabend im Altersruhesitz der Steyler Missionare in St. Wendel im Saarland. Bis zuletzte freute er sich über jeden Kontakt, besonders aus Hauset.

Er war ein Mensch, der nie allein und selbstbezogen durchs Leben ging, der seine Kräfte und Talente großzügig mit anderen teilte und sie verschenkte. Sechs Jahrzehnte lang hat Joseph Timmermann auf dem Feld der Seelsorge gesät. Nun fährt er die reiche Ernte eines erfüllten Lebens ein.

Lothar Klinges,
Pfarrverband Bütgenbach