L’abbé Franz SCHMITZ, né le 1er décembre 1919 à Herresbach, ordonné prêtre le 25 juillet 1950 à la Cathédrale d’Aix-la-Chapelle, est décédé le 8 septembre 2022 à l’âge de 102 ans.
Pastor Franz SCHMITZ, geboren am 1. Dezember 1919 in Herresbach, am 25. Juli 1950 im Aachener Dom zum Priester geweiht, ist am 8. September 2022 im Alter von 102 Jahren verstorben.

Les funérailles auront lieu le 19 septembre en l’église paroissiale St Pancratius de Garzweiler. L’inhumation aura lieu dans le cimetière local.
Die Begräbnisfeier findet am 19. September in der Pfarrkirche St. Pankratius in Garzweiler statt. Die Beisetzung findet auf dem örtlichen Friedhof statt.

Franz Schmitz a exercé son ministère pastoral à Garzweiler pendant 45 ans. Il y a deux ans, il a célébré son jubilé de grâce sacerdotale dans la cathédrale d’Aix-la-Chapelle. Retraité, il a passé la fin de sa vie à Willerscheid, près de Bad Münstereifel.
En fait, il y a douze ans, après 60 ans de sacerdoce, il avait l’intention de se retirer avec sa sœur Adelheid dans sa région natale de Herresbach. Mais comme, à l’âge avancé de 90 ans, il ne pouvait plus assurer sa voiture en Belgique et qu’il ne voulait pas se laisser priver de cette liberté, il a déménagé dans l’Eifel volcanique. C’est un épisode typique de la longue vie du prêtre. Il a toujours su ce qu’il voulait.
Le 1er décembre 1919, Franz Schmitz, l’aîné des cinq enfants (deux garçons et trois filles) des époux Joseph Schmitz de Schönberg et Klara Königs de la maison “Klenkesch”, est né dans la maison “Schmitz” à Herresbach. Pendant l’offensive des Ardennes, la maison familiale a brûlé. Son père, décédé en 1955 à l’âge de 66 ans, et sa mère, décédée à 83 ans en 1978, géraient une petite exploitation agricole.
Très tôt, il a su ce qu’il voulait. Ayant été un enfant de chœur assidu, il voulait devenir missionnaire à l’âge de onze ans. Après avoir fréquenté l’école primaire locale, il s’est rendu à Steyl, où il a passé son baccalauréat en 1938. Après une année de noviciat à Marienburg im Thal/Suisse et à la maison missionnaire St.Adalbert Mehlsack Ermland (Prusse orientale), il a étudié la théologie à St. Augustin et à Fulda de mars 1939 à mars 1942.
C’est de là qu’il a été enrôlé dans le service sanitaire de guerre. Il se souvient encore aujourd’hui de la peur qu’il a ressentie lorsqu’il a dû courir d’un char à l’autre pour soigner les blessés au milieu des combats. Lors de la campagne russe dans le Caucase, il a contracté la malaria, dont les conséquences sur sa santé l’ont empêché plus tard de réaliser son vœu le plus cher : devenir prêtre dans les régions de mission. Même si le chemin vers les pays du Sud lui était barré, il voulait quand même devenir prêtre.
Après avoir traversé la Suède et le Danemark, il est arrivé au camp de prisonniers de guerre de Vilvoorde, près de Bruxelles. Ce n’est que le 8 décembre 1945 qu’il est retourné à Herresbach. Il suivit la recommandation de l’évêque de Liège de l’époque, Mgr Louis-Joseph Kerkhofs, de poser sa candidature à la prêtrise auprès du diocèse d’Aix-la-Chapelle, car le vicaire général de Liège, M. Simenon, aurait exigé de lui des études entièrement nouvelles. Après une courte période de réflexion, l’évêque d’Aix-la-Chapelle, Johannes van der Velden, donna son accord. De 1946 à 1950, il compléta ses études sacerdotales à Teteringen/Hollande et au séminaire d’Aix-la-Chapelle. Une semaine après son ordination, le 30 juillet 1950, la cérémonie de primauté eut lieu à Herresbach avec une messe en plein air, l’église paroissiale ne pouvant accueillir tous les participants à la messe.
Après avoir été chapelain à Aix-la-Chapelle-Forst (1950-1954), Krefeld-St. Anna (1954-1960) et Mönchengladbach-Odenkirchen (à partir de 1960), Franz Schmitz est arrivé à Garzweiler en 1965, où il a également exercé la fonction de doyen de 1973 à 1988.
Là, la paroisse se préparait à être déplacée à Neu-Garzweiler en raison de l’exploitation à ciel ouvert du lignite. L’aumônier a toujours été aux côtés des fidèles qui ont dû céder la place aux pelleteuses de l’exploitation à ciel ouvert. «J’ai eu de nombreuses et longues discussions, j’ai encouragé les gens à faire confiance à Dieu», se souvient le centenaire.
À Garzweiler, on l’a surnommé “Don Camillo”, avec bien sûr son homologue “Peppone”, le maire Peter Giesen. Tous deux se sont disputés à maintes reprises, mais ils ont aussi fait beaucoup de choses ensemble pour la population de Garzweiler. Le déménagement a eu lieu à peu près à mi-parcours de son activité dans la commune et Franz Schmitz s’est beaucoup investi pour préserver et entretenir la communauté et sa vie religieuse dans ce bouleversement.
Il y a 13 ans, à l’âge de 90 ans, Garzweiler a fait ses adieux à son curé de longue date, en lien avec son jubilé de diamant de prêtre. Pendant la période difficile du déménagement du Vieux-Garzweiler, il a encouragé les gens et s’est engagé pour le maintien de la paroisse. «L’indépendance de la paroisse était importante pour la cohésion de la communauté. L’église était à cette époque un point de repère», se souvient l’ancien maire de Garzweiler, Peter Giesen. Le départ de Franz Schmitz a marqué la fin d’une époque (1965-2010) à Garzweiler. «En fait, je n’ai jamais voulu partir d’ici. J’ai passé la moitié de ma vie ici». Déménagement, à côté de cela, il a été doyen et conseiller régional et a effectué de nombreuses représentations dans les paroisses environnantes. De 1988 à 1998, Franz Schmitz a été doyen du doyenné de Hochneukirch et a assumé des tâches à responsabilité en tant qu’accompagnateur spirituel de longue date des sacristains de Mönchengladbach. «Dieu m’a toujours donné la force», se souvient-il. Selon lui, c’est aussi grâce à lui qu’à 100 ans, il était encore en forme mentalement, même si ses jambes ne le voulaient plus vraiment.
Franz Schmitz était ce qu’on appelle un homme comblé. Il a fait la paix avec chacune des étapes de sa vie.

LK

Franz Schmitz war 45 Jahre lang in Garzweiler als Seelsorger tätig. Vor zwei Jahren feierte er im Aachener Dom sein Gnaden-Priesterjubiläum. Zurückgezogen verbrachte er seinen Lebensabend in Willerscheid bei Bad Münstereifel.
Eigentlich wollte er sich vor zwölf Jahren – nach 60 Priesterjahren – zusammen mit seiner Schwester Adelheid ins heimische Herresbach zurückziehen. Da er aber im vorgerückten Alter von 90 Jahren sein Auto in Belgien nicht mehr versichern konnte und er sich diese Freiheit nicht nehmen lassen wollte, zog er in die Vulkaneifel. Das ist eine typische Episode aus dem langen Leben des Priesters. Er wusste immer, was er wollte.
Am 1. Dezember 1919 wurde Franz Schmitz als ältestes von fünf Kindern (zwei Jungen und drei Mädchen) der Eheleute Joseph Schmitz aus Schönberg und Klara Königs aus dem Haus “Klenkesch” im Haus “Schmitz” in Herresbach geboren. Während der Ardennenoffensive brannte das Elternhaus ab. Sein Vater, der 1955 im Alter von 66 Jahren verstarb, und seine Mutter, die 83-jährig im Jahr 1978 verstarb, führten eine kleine Landwirtschaft.
Er wusste schon sehr früh, was er wollte. Als eifriger Ministrant wollte er als Elfjähriger Missionar werden. Nach dem Besuch der örtlichen Grundschule zog es ihn nach Steyl, wo er 1938 sein Abitur absolvierte.  Nach einem Jahr Noviziat in Marienburg im Thal/Schweiz und im Missionshaus St.Adalbert Mehlsack Ermland (Ostpreußen) studierte er von März 1939 bis März 1942 Theologie in St. Augustin und in Fulda.
Vor dort aus wurde er zum Sanitäts-Kriegsdienst eingezogen. Bis heute erinnert er sich an die Angst, als er mitten in Gefechten von einem Panzer zu einen anderen rennen musste, um Verwundete zu versorgen. Im Russlandfeldzug im Kaukasus zog er sich eine Malariaerkrankung zu, deren gesundheitliche Folgen ihm später den Herzenswunsch unmöglich machten, als Priester in den Missionsgebieten tätig zu werden. Wenn ihm auch der Weg in die Länder des Südens versperrt war, so wollte er trotzdem Priester werden.
Über Schweden und Dänemark kam er in das Kriegsgefangenenlager Vilvoorde bei Brüssel. Erst am 8. Dezember 1945 kehrte er nach Herresbach zurück. Er folgte der Empfehlung des damaligen Lütticher Bischofs Louis-Joseph Kerkhofs, sich beim Bistum Aachen als Priesteramtskandidat zu bewerben, da der Lütticher Generalvikar Simenon ein komplett neues Studium von ihm abverlangt hätte. Nach kurzer Bedenkzeit stimmte der Aachener Bischof Johannes van der Velden zu. Von 1946 bis 1950 vervollständigte er sein Priesterstudium in Teteringen/Holland und im Seminar zu Aachen. Eine Woche nach seiner Priesterweihe, am 30. Juli 1950, fand in Herresbach die Primizfeier mit einem Open-Air-Gottesdienst statt, da die Pfarrkirche nicht alle Gottesdienstbesucher aufnehmen konnte.
Nach den Jahren als Kaplan in Aachen-Forst (1950-1954), Krefeld-St. Anna (1954-1960) und Mönchengladbach-Odenkirchen (ab 1960) kam Franz Schmitz 1965 nach Garzweiler, wo er auch von 1973 bis 1988 das Amt des Dechanten ausübte.
Dort bereitete sich die Gemeinde wegen des Braunkohletagebaus auf die Umsiedlung nach Neu-Garzweiler vor. Den Gläubigen, die den Baggern des Tagebaus weichen mussten, stand der Seelsorger stets zur Seite. “Ich habe viele lange Gespräche geführt, die Menschen ermuntert, auf Gott zu vertrauen”, erinnert sich der 100-Jährige.
In Garzweiler wurde ihm der Spitzname „Don Camillo“ verpasst, natürlich mit dem Gegenstück „Peppone“, dem Bürgermeister Peter Giesen. Beide haben manchen Streit miteinander ausgefochten, aber auch gemeinsam viel bewegt für die Garzweiler Bevölkerung. Etwa in der Hälfte seines Wirkens in der Gemeinde erfolgte die Umsiedlung und Franz Schmitz hat sich sehr dafür eingesetzt, die Gemeinschaft und ihr Glaubensleben in diesem Umbruch zu erhalten und zu pflegen.
Vor 13 Jahren, mit 90 Jahren, verabschiedete Garzweiler ihren langjährigen Pfarrer in Verbindung mit seinem diamantenen Priesterjubiläum. In der schwierigen Zeit der Umsiedlung von Alt-Garzweiler hat er den Menschen Mut zugesprochen und sich für den Erhalt der Pfarre eingesetzt. „Die Selbstständigkeit der Pfarre war wichtig für den Zusammenhalt der Gemeinde. Die Kirche war in dieser Zeit Findungspunkt“, erinnert sich der ehemalige Garzweiler Bürgermeister Peter Giesen. Mit dem Abschied von Franz Schmitz ging in Garzweiler eine Ära (1965-2010) zu Ende. „Eigentlich wollte ich nie von hier weggehen. Ich habe mein halbes Leben hier verbracht.“ Umsiedlung, daneben war er auch noch Dechant und Regionalrat und machte zahlreiche Vertretungen in den umliegenden Pfarren. Von 1988 bis 1998 war Franz Schmitz Dechant des Dekanats Hochneukirch und nahm als langjähriger geistlicher Begleiter der Küsterinnen und Küster in Mönchengladbach verantwortungsvolle Aufgaben wahr. „Gott hat mir immer die Kraft gegeben“, erinnert er sich. Ihm habe er es auch zu verdanken, dass er mit 100 Jahren geistig noch immer fit war, wenngleich die Beine nicht mehr so richtig wollen.
Franz Schmitz war das, was man einen erfüllten Menschen nennt. Er hat mit jedem seiner Lebensabschnitte seinen Frieden gemacht.

Lothar KLINGES