Docteur Huberte HANQUET

Née le 29 août 1926 à Liège, Huberte Hanquet, ancienne députée wallonne et sénatrice belge, est décédée le dimanche 1er juillet 2018 à l’âge de 91 ans.

Licenciée en sciences religieuses et en sciences politiques et sociales (1945-1948) de l’Université catholique de Louvain, docteur en sciences politiques et sociales (1972), professeur puis directrice d’un centre de formation sociale (1954-1974), Huberte Hanquet s’est engagée au sein du PSC, où elle a lutté pour l’égalité des chances hommes-femmes.

Chef de Cabinet adjoint de Jean-Pierre Grafé, alors ministre des Affaires wallonnes (1973), elle est élue au Sénat pour la première fois en 1974. Elle a été administratrice de la Commission d’Aide publique de Liège entre 1959 et 1976 et conseillère et chef de groupe PSC du CPAS de Liège (1977-1994).

Régulièrement réélue directement au Sénat jusqu’en 1985 dans l’arrondissement de Liège, Huberte Hanquet est désignée par le PSC pour le représenter au Conseil économique régional de Wallonie (1980-1983). Candidate à la Chambre en 1985, elle siège comme députée entre 1985 et 1991. Entre janvier 1988 et octobre 1991, elle ne siège plus qu’au Sénat et ne participe plus aux travaux du Conseil de la Communauté française et du Conseil régional wallon où elle a siégé de 1974 à 1987 pour le premier, de 1974 à 1977 et de 1980 à 1987 pour le second.

Active dans plusieurs institutions sociales et de soins de santé, Huberte Hanquet est élue à la présidence du Conseil des Femmes de Belgique, organisme pluraliste (1984-1990). C’est au nom du CFFB qu’elle prend position publiquement en 1989 en faveur d’une dépénalisation de l’avortement sous certaines conditions. Au Sénat, elle votera cependant contre la loi Lallemand-Michielsens.

Présidente de Caritas Catholica en Communauté française, elle sera encore présidente de l’asbl Notre-Dame des Bruyères et vice-présidente du conseil d’administration du CHU de Liège jusqu’en 2005.

Mgr Delville exprime sa profonde reconnaissance pour l’engagement chrétien indéfectible de Huberte Hanquet.

Abbé Henri DEPUS

L’abbé Henri Depus est né à Vivegnis le 28 janvier 1927. Il a été ordonné prêtre le 2 juillet 1950 à Liège. Il est décédé à Vivegnis ce 17 juillet 2018.

Après ses études de séminaire, il a été nommé professeur à l’Institut Saint-Roch à Ferrières le 30 août 1950, puis professeur au Collège Saint-Lambert à Herstal le 30 août 1960. Ensuite il a été nommé curé à Les Waleffes le 31 août 1966 ; puis curé à Barchon le 30 septembre 1975. Il a été ensuite vicaire à Oupeye à partir du 1er janvier 1981 ; puis desservant à Lantin à partir du 1er janvier 1985. Il y est resté jusque 1997, année où il a pris sa retraite et s’est installé à Vivegnis.

Henri avait le souci de la vie de la communauté paroissiale. À Lantin, il a initié, avec le groupe d’animation paroissiale, la publication du bulletin local de la paroisse intitulé ‘’Liens’’. J’exprime au Seigneur ma reconnaissance pour son ministère dans notre Eglise.

Jean-Pierre Delville

Abbé Joseph GOFFINET

Monsieur l’Abbé Joseph Goffinet, né à Bellevaux-Ligneuville le 14 octobre 1928, ordonné diacre en 1953 et puis prêtre le 18 juillet 1954 à Liège, est décédé le dimanche 29 juillet 2018 à Malmedy.

Il a fait ses études primaires et secondaires à Bellevaux, Saint-Vith et Stavelot, de 1940 à 1948, dans les circonstances dramatiques de la seconde Guerre mondiale. Comme boursier de la Fondation Lambert Darchis, il est licencié en philosophie en 1951 et licencié en théologie en 1955 à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome. La défense de sa thèse de doctorat Le sens du péché d’après Jean Chrysostome a lieu en 1957 à Rome. Il est professeur de théologie morale au Grand Séminaire de Liège de 1956 à 1967 et vicaire dominical à Esneux ; et à partir de cette date président du Grand Séminaire de Liège jusqu’en 1974. Pendant la période de 1974 à 1981, il est curé-doyen à Spa, et puis de 1981 jusqu’en 2002 curé-doyen de Saint-Martin à Liège. Pendant les dernières années de sa vie, il a été prêtre auxiliaire à l’Unité pastorale d’Ans de 2002 à 2011 et puis, jusqu’en 2018, à l’Unité pastorale de Malmedy.

Pendant ses années comme professeur au Séminaire, il a donné le cours de morale fondamentale, les cours sur les vertus théologales et le cours de morale familiale. Il a intégré dans son enseignement les changements dus au Concile Vatican II, qui s’est clôturé en 1965, et a dû affronter ensuite les remous entraînés par les contestations étudiantes de mai 1968. Il a été un des acteurs de la fondation de l’ISCP en 1970. Homme de cœur, Joseph a donné le meilleur de lui-même dans son ministère de prêtre, qu’il a exercé avec ferveur spirituelle, ouverture aux autres, générosité et cordialité, en intensifiant la collaboration entre prêtres et laïcs. Son enseignement de la morale chrétienne a profité à beaucoup de personnes.

Jean-Pierre Delville