Chronologie du Séminaire depuis sa fondation en 1592
1545-1563Concile de Trente
1548Synode diocésain liégeois insistant sur la préparation au ministère sacerdotal.
1555Tentative d’ériger à Louvain un séminaire sur la proposition du prince-évêque Georges d’Autriche.
1560Démarche du prince-évêque Robert de Berghes pour la création d’un collège-séminaire avec les jésuites.
1561 (10 juin)Bulle de Pie IV érigeant à Liège un véritable séminaire sous la direction des jésuites, mais refus du chapitre cathédral et du clergé secondaire.
1563 (15 juillet)Concile de Trente, session XXIII, de reformation, Chapitre 18 : Cum adolescentium aetas consacrant la création de séminaires dans chaque diocèse.
1564Première fondation d’un Séminaire diocésain dans la ville épiscopale de Rieti (Italie)
1564Tentative de promulgation des décrets du Concile par le prince-évêque Gérard de Groesbeeck, mais opposition du chapitre cathédral.
1566Nouvelles tractations entre l’évêque et les jésuites en vue de fonder un collège-séminaire, mais opposition du clergé secondaire.
1582 (30 avril)Inauguration du Collège des jésuites (actuelle place du XX août)
1582Tentative du vicaire général Lièvain Torrentius de transformer le convent des frères mineurs de Liège en Séminaire.
1585Proclamation à Liège des actes du Concile de Trente.
1586Projet de fondation d’un Séminaire dans les mêmes locaux que le Collège des jésuites.
1589 (9 février)Publication par le prince-évêque Ernest de Bavière, d’une lettre d’institution à Liège d’un séminaire (institution retardée faute d’argent)
1589 (19 avril)Fondation du Petit Séminaire de Saint-Trond.
1592 (5 mars)Bref du pape Clément VIII incorporant l’Hôpital Saint-Mathieu, dit à-la-chaîne (actuelle place de la République Française) au Séminaire.
1592 (28 mai)Inauguration solennelle du Séminaire. Le premier président est François Oranus.
1598Les jésuites sont chargés des cours des séminaristes dans leur Collège. En 1599, ils ajoutent à leur programme un cours de logique. Controverse avec l’Université de Louvain car ce cours menace ses privilèges d’enseignement. Procès à Rome.
1605Les jésuites sont déchargés des cours donnés aux séminaristes.
1605Création du Collège (ou Séminaire) liégeois à Louvain dépendant directement du Séminaire de Liège.
1608-1611Reconstruction des ailes orientale et méridionale du Séminaire.
1614Le cours de philosophie est réintroduit au Séminaire.
1617Décès du vicaire général Jean Chapeavillen qui dirige le Séminaire depuis sa fondation.
1617Ferdinand de Bavière veut réintroduire les jésuites au Séminaire. Opposition du chapitre cathédral.
1621Etienne Strecheus dirige les Leges et statuta Seminarii Leodiensis qui resteront d’application pendant tout l’ancien régime.
1626Discussions pour redonner aux jésuites la formation des séminaristes, mais opposition du clergé secondaire et d’une partie du clergé primaire.
1640Publication de l’Augustinus de Jansénius.
1684Reconstruction de l’aile occidentale du Séminaire et agrandissement de la salle de théologie en raison du nombre croissant d’élèves externes.
1694Premières attaques contre les thèses défendues par Henri Denys au Séminaire.
1699Condamnation de Denys par les Universités de Douai et de Louvain.
1699Nomination du père Louis de Sabran (du collège des jésuites anglais) comme président du Séminaire. Les professeurs jansénistes sont expulsés de l’institution.
1723A la mort de Joseph-Clément de Bavière, le chapitre cathédral expulse les jésuites du Séminaire et confie la direction de l’institution au clergé diocésain.
1773Suppression de la Compagnie de Jésus. Les jésuites wallons de Liège doivent abandonner leur Collège-en-Ile. Reprise immédiate des activités de ce Collège dont la direction est confiée à des prêtres séculiers.
1784 (13 avril)Signature de l’acte de cession de l’ancien Collège des jésuites wallons au profit du Séminaire de Liège.
1784-1787Appropriation des bâtiments du Grand Collège pour l’installation du Séminaire et construction d’une nouvelle aile.
1785 (29 avril)Création dans les locaux du Grand Collège d’une chaire de droit civil et d’une chaire de droit canon. Début des cours le 11 novembre 1785. Les séminaristes suivaient le cours de droit canon.
1785 (31 décembre)Modification du règlement en vigueur depuis 1621. Un des apports de ce nouveau texte fut que « dorénavant, tous les professeurs excepté ceux de philosophie expliqueront au lieu de dicter un auteur approuvé ou à approuver par l’évêque ».
1786 (24 janvier)Vente du Séminaire Saint-Mathieu-à-la-Chaîne aux architectes Renoz. Les bâtiments seront démolis.
1786Installation dans les locaux du Collège des jésuites wallons et reprise des cours dans les nouveaux locaux le 1er mai 1786.
1789Révolution liégeoise. Première interruption des cours.
1794Suppression des cours.
1797Publication à Liège de la loi du 5 frimaire an VI, supprimant notamment les séminaires.
1801Concordat autorisant l’ouverture de séminaires diocésains. Ce Concordat est accompagné d’une loi d’exécution du 8 avril 1802, laquelle précise les conditions de cette réouverture.
1809 (11 juin)Décret Impérial accordant l’abbaye des Prémontrés de Beaurepart aux autorités diocésaines afin d’y établir l’Evêché et le Séminaire.
1814Reprise des cours dans les cloîtres de Saint-Paul pour la théologie et la philosophie et de Saint-Jean pour les humanités. L’abbaye de Beaurepart est toujours occupée par des militaires.
1815Début des cours à Beaurepart.
1816Accueil des premiers internes.
1817Réouverture officielle du Grand Séminaire.
1820Ouverture du Petit Séminaire de Saint-Roch à Ferrières (enseignement des humanités).
1825Fermeture des petits séminaires et affaire du collège philosophique de Louvain. Les grands séminaires ne peuvent plus accueillir les séminaristes qui n’ont pas effectué leurs études philosophiques à Louvain.
1827Concordat entre Guillaume d’Orange et Léon XII, reprenant les stipulations du Concordat de 1801 concernant les séminaires. La fréquentation du Collège philosophique est rendue facultative mais l’application du concordat sera retardée jusqu’en 1829.
1830 (avril)Réouverture du Grand Séminaire. Philosophes et théologiens sont toujours réunis à Liège.
1831 (octobre)Réorganisation des études : départ des philosophes pour Rolduc. Ensuite, création de nouvelles chaires au Grand Séminaire, donc celle d’histoire ecclésiastique.
1837Ouverture d’un second Petit Séminaire, à Ferrières (Saint-Roch). Seules les études d’humanités y sont organisées.
1839Cession du Limbourg hollandais et abandon du Séminaire de Rolduc. Transfert progressif des activités du Petit Séminaire à Saint-Trond.
1843Ouverture officielle du Petit Séminaire de Saint-Trond puis fermeture de celui de Saint-Roch.
1853Réouverture du second Petit Séminaire de Saint Roch à Ferrières, ou seules les humanités sont proposées.
1860Décision de Mgr de Montpellier de ne plus envoyer ses meilleurs séminaristes à l’Université catholique de Louvain, où les doctrines traditionalistes et ontologiques n’ont pas suffisamment disparu.
1872Installation des Filles de la Croix au Séminaire.
1879Première année de professorat d’Antoine Pottier.
1901Fin de l’enseignement de Pottier au Séminaire.
1905Premier numéro de la Revue ecclésiastique de Liège.
1907Encyclique Pascendi dominici gregis condamnant le modernisme.
1915Création d’une chaire de sociologie.
1917Célébration du centième anniversaire de la réouverture officielle du Séminaire.
1921Obligation pour les séminaristes d’effectuer leur service militaire.
1935 (vers)Aménagement des bâtiments du Séminaire : nouvel étage pour loger tous les candidats au sacerdoce, aménagement de l’église, construction de la terrasse…
1935 (vers)Création d’un cours de pédagogie.
1942Création d’une chaire d’Action Catholique.
1945Fin de la guerre. Départ d’Eugène Leroux de la présidence du Séminaire et entrée en fonction de Guillaume-Marie van Zuylen.
1946Premiers stages de séminaristes en usine.
1947Projet de création d’un séminaire pour vocations tardives et pour vocations au ministère en milieu ouvrier.
1947Première prise de conscience d’une crise des vocations « importante »
1962-1965Concile Vatican II.
1967Création du diocèse de Hasselt.
1967 (octobre)Dédoublement des cours (langue française et néerlandaise).
1969Ordination des premiers diacres permanents.
1970Création du Séminaire de Hasselt. Départ des séminaristes limbourgeois et retour de Saint-Trond des séminaristes de philosophie de la partie wallonne du diocèse.
1970Création de l’Institut Supérieur de Catéchèse et de Pastorale (ISCP).
1974Fermeture de la section de théologie à Liège. Formation au Séminaire de Namur.
1982Réouverture de la section de théologie au Grand Séminaire de Liège. Premier cycle (philosophie) soit à Namur, soit au Séminaire S. Paul à Louvain-la-Neuve (UCL).
1985Réouverture de la Bibliothèque.
1992Fêtes du 400e anniversaire.
1998Réorganisation des études : les séminaristes des diocèses de Malines-Bruxelles, Liège et Tournai suivent désormais ensemble le premier cycle (propédeutique et formation philosophique) au Séminaire N.D. de l’Espérance à Limelette.
2005 (1er sept.)Réorganisation des études : les séminaristes des diocèses de Malines-Bruxelles, Liège et Tournai suivent désormais ensemble leur formation théologique au Séminaire St Paul de Louvain-la-Neuve.
2010 (1er sept.)Réorganisation des études: les séminaristes des diocèses francophones (Liège, Namur, Tournai et Malines-Bruxelles) suivent désormais ensemble leur formation philosophique (1er cycle) et théologique (2e cycle) au Séminaire ND de Namur. Stage pastoral dans le diocèse d’origine.

Plus d’informations sur l’histoire du Séminaire :

Monseigneur Jean-Pierre DELVILLE, De 1592 à 1992 : Bilan de quatre cents ans de Séminaire, in Le Grand Séminaire de Liège 1592 – 1992, Liège, 1992 (Ouvrage publié à l’occasion du 400e anniversaire, disponible à la bibliothèque du Séminaire).